le management des reseaux

tisser du lien social pour le bien être économique

Comment sortir de la crise politique, morale et économique, qui sème le doute sur la pérennité de notre modèle social ?

A une période de grands bouleversements,  où l’entreprise perd ses repères, où les pouvoirs publics n’ont plus de marge de manoeuvre, il est temps de réfléchir à de nouvelles stratégies de croissance. Est-il possible d’adopter des comportements solidaires, en remplaçant le contrôle par la confiance, pour produire des richesses ?

Consacré au management collaboratif, cet ouvrage apporte des éclairages sur cette question. Il établit les contours d’un capitalisme de réseau plus respectueux de l’aspiration sociale, sans tomber dans l’utopie communautariste ! Il explique comment entretenir la croissance économique, en réconciliant les enjeux financiers avec le besoin de reconnaissance sociale. 


CITAtions

 L'ouvrage de Christophe Assens est bien venu. Non seulement il propose de nous clarifier les idées sur un sujet souvent traité de façon paresseuse, mais encore il donne des illustrations détaillées et parlantes de ses idées sur différentes formes de réseaux qu'on peut observer, de la vie des affaires jusqu'à l'exercice quotidien de la citoyenneté."  

MICHEL BERRY, fondateur et responsable de l'Ecole de Paris du Management. 

 

"Un « nouvel esprit du capitalisme » prend forme dans cet ouvrage avec la figure du capitalisme de réseau, au delà du marché déshumanisé, sans pour autant tomber dans une posture idéologique."

JEAN-PIERRE BOUCHEZ,Chercheur au sein du laboratoire LAREQUOI 

 

"Gérer la complexité des organisations contemporaines ne peut plus être un acte solitaire. L'ouvrage répond à cette préoccupation des dirigeants d'entreprises en offrant une synthèse théorique et empirique solide."

REAL JACOB, Professeur titulaire de management, Directeur de la

valorisation des connaissances et de la formation des cadres HEC Montréal

 

"Voici un ouvrage de recherche ambitieux et stimulant où les réseaux apparaissent comme autant de formes alternatives au Marché, à l'Etat, à l'Entreprise hiérarchique classique. Un ouvrage à lire sans plus attendre !"

FRANÇOISE CHEVALIER, Professeur Permanent HEC Paris,

Coordinateur du Département Management et Ressources Humaines.

 

"Face à la redoutable polysémie du terme « réseau » et aux fréquentes confusions sémantiques que l'on peut observer, le livre de Christophe Assens introduit une saine clarté et apporte les précisions nécessaires."

ALAIN BOUVIER, Recteur, Professeur émérite des universités de Poitiers et Sherbrooke.

Ancien membre du Haut conseil de l'éducation. 

  


label de la fondation FNEGE


Cet ouvrage a obtenu le label de la FNEGE en 2014 par le collège scientifique de labellisation.

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Communiqué de presse : "le management des réseaux"
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Flyer de l'ouvrage : " Le management des réseaux "
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laureat du prix manpower / HEC


Le 19 novembre s'est tenue la soirée de remise des Prix 2014 de la Fondation ManpowerGroup, en partenariat avec HEC Paris à l'hôtel Potocki de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris région IDF. Une soirée au cours de laquelle Bernard RAMANANTSOA (Directeur Général HEC) annonce l'attribution d'une mention spéciale à l'ouvrage de Christophe ASSENS, "Le management des réseaux" – De Boeck.

Il appelle Christophe ASSENS et deux autres membres du jury : Bernard de MONTMORILLON (ex-Président de l'université Paris-Dauphine) et Jacques PERRIN (Economiste), pour remettre le Prix.


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Communiqué de presse du Prix Manpower HEC
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laureat du prix societe française de management / syntec


Le jeudi 3 avril 2014 avait lieu la 6e cérémonie du prix académique de la recherche en management, organisée par la Fédération Syntec - Consult'in  France, avec le soutien du Ministère de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, de l'Expansion Management Review,  des Echos et de la Societe Francaise de Management

 

À cette occasion, Christophe Assens s'est vu remettre par Francis Hintermann, Global Managing Director, Accenture Research : le prix du meilleur ouvrage de recherche appliqué en management, pour son livre intitulé "Le management des réseaux", aux éditions De Boeck.

 



societe française de management

interview laureat du prix sfm

Mardi de la SFM : Invité, Christophe Assens (Maître de conférences à ISM/ UVSQ), auteur de « Le Management Des Réseaux : Tisser Du Lien Social Pour Le Bien Etre Economique » 

Juin 2014

 

Compte-rendu rédigé par Guillaume Carton (U. Paris Dauphine)

 

Introduction

Les ouvrages en sciences de gestion animent de plus en plus le débat public sur la refondation de l’entreprise. C’est dans cet esprit que la SFM a initié en 2013 le prix Syntec-SFM valorisant l’apport de nos réflexions à la transformation de nos organisations. Le premier lauréat fut l’ouvrage « Refonder l’entreprise » de Blanche Segrestin et Armand Hatchuel. Lors de cette seconde édition du prix Syntec-SFM qui récompense le meilleur ouvrage en sciences de gestion, c’est l'ouvrage de Christophe Assens, « Le Management Des Réseaux : Tisser Du Lien Social Pour Le Bien Etre Economique » qui a été récompensé parmi 85 ouvrages académiques, francophones et publiés dans les 2 dernières années. Le livre a été présélectionné par un jury de membres de la SFM puis élu lauréat par un jury composé de consultants.

Le prix

Selon Christophe Assens, le prix permet aux chercheurs de passer de l’ombre à la lumière en communiquant plus largement sur leurs travaux grâce aux retombées médiatiques. À la faveur de l’obtention du prix, Christophe Assens souhaite remercier les membres anonymes du jury académique de la SDM qui ont travaillé sur l’évaluation des ouvrages en compétition. En tant que spécialiste des réseaux, il constate avec une grande satisfaction que le prix n’a pas été attribué par collusion avec certains membres du jury… car il n’appartient ni au réseau des consultants professionnels ni à l’association des membres académiques qui ont sélectionné le lauréat ! De ce point de vue, la compétition est totalement ouverte sans barrières entre grandes et petites institutions, entre chercheurs connus et anonymes. Elle se déroule selon trois critères d’excellence : la lisibilité de l’ouvrage qui doit comporter un style d’écriture accessible, l’universalité de l’ouvrage qui doit toucher des publics aux attentes diverses à la fois de chercheurs et de praticiens, l’originalité de l’ouvrage qui doit s’appuyer sur un cadre scientifique. 

Les motivations d’écriture d’un ouvrage

L’écriture du livre reflète un aspect essentiel de la mission du service public de l’enseignant-chercheur, qui consiste à éclairer les débats de société. L’une de ses missions est de produire des connaissances qui soient utiles aux autres, ce qui inclut les chercheurs, les consultants, les décideurs et les acteurs politiques. C’est en diffusant les connaissances au plus grand nombre que l’on peut se situer au cœur de la société contemporaine, surtout dans un monde qui s’accélère et où la communication de masse joue un rôle fondamental. 

Alors qu’un article académique est lu par un très faible nombre de personnes, et cela quelle que soit sa qualité, un ouvrage est lu par une plus grande audience. La production d’ouvrage en gestion est donc un exercice indispensable si un chercheur souhaite être reconnu du grand public de manière à participer au débat d’idées dans la société. Ce rôle est important si l’on souhaite que la discipline de gestion acquière un statut comparable à celui de la sociologie ou de l’économie dans l’imaginaire collectif des concitoyens. Sans la publication d’ouvrage, on peut également considérer que le travail de recherche risque de demeurer confidentiel auprès des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprises, avec le risque de perdre l’accès au terrain et de s’enfermer dans des recherches déconnectées de la réalité. Un chef d’entreprise relatait l’anecdote suivante à Christophe Assens. Il souhaitait développer une réflexion sur un domaine d’expertise en management au sein de son entreprise et connaissait le spécialiste de ce domaine. Il s’est pourtant rendu compte que contacter le spécialiste directement ne pourrait pas l’aider à transmettre l’expertise auprès de ses collaborateurs. Il avait besoin d’un « traducteur » qui soit capable de faire passer les clefs du langage académique à une expression qui soit accessible pour ses collaborateurs. Si le chercheur veut être considéré par les chefs d’entreprise, il doit avoir un message qui lui soit compréhensible et utile. Il doit ainsi adopter une approche didactique en se mettant à la place de son auditoire. Ainsi, pour valoriser les connaissances produites dans la recherche, il faut pratiquer le marketing du savoir. L’écriture d’un ouvrage peut contribuer à cet exercice. D’une manière plus générale, il est fondamental de communiquer autour des résultats de recherches au delà des publications académiques traditionnelles.

Ainsi, de rares chercheurs sont très actifs sur la toile via des blogs, des sites web personnels ou un compte Twitter, ce qui leur permet de se rapprocher du monde de l’entreprise. Cela leur permet de se faire reconnaître auprès des entreprises et des médias. Ils trouvent ainsi un accélérateur intéressant pour leurs travaux à la fois par la diffusion de leurs idées et par les échanges noués avec des praticiens de haut niveau. Pour autant, la majorité des chercheurs en gestion ne souhaite pas diffuser leurs recherches à plus grande échelle, soit par timidité, soit par repli sur soi idéologique, soit par utlitarisme en considérant que le travail de vulgarisation n’est pas un atout dans un parcours de carrière. Cet état d’esprit conduit selon Christophe Assens, à une sorte de mur d’indifférence que l’on rencontre aujourd’hui trop souvent en France, entre les savants et les praticiens, entre les écoles et les entreprises. Or, l’une des forces du modèle économique anglo-saxon réside pourtant dans cette capacité à tisser des liens entre des mondes qui s’ignorent trop souvent dans notre pays. 

Les risques d’écriture

Ecrire un livre est une activité chronophage. L’écriture de l’ouvrage de Christophe Assens a représenté 20 ans de recherche ainsi qu’une année complète d’écriture. Pourtant, l’écriture d’un livre n’est pas reconnue par les instances d’évaluation de l’AERES et elle n’a ainsi aucune incidence sur la carrière académique et peut même lui être préjudiciable. Par ailleurs, il faut être capable de se mettre à la place d’un auditoire plus large que celui des pairs, ce qui impose la mobilisation d’autres compétences que celles habituellement utilisées par les chercheurs. 

Genèse, écriture et publication de l’ouvrage

Christophe Assens a réalisé l’ensemble de sa formation universitaire à Dauphine, du DEUG à la HDR, entre 1984 et 2001. Ce livre est le premier ouvrage de Christophe Assens, qu’il a écrit à l’âge de 47 ans.  Après avoir effectué sa thèse de doctorat puis sa HDR et ainsi publié plusieurs articles de recherche, il a choisi d’orienter son activité vers la publication d’un ouvrage, plus proche d’un essai que d’un manuel, ou d’un livre à connotation purement académique. Chercheur atypique, Christophe Assens a toujours été guidé par la curiosité intellectuelle et l’envie de résoudre les énigmes posées par le management contemporain. Pour cette raison, il a toujours préféré se rapprocher du monde de l’entreprise pour rester crédible, en évitant d’enfermer la recherche dans une « bulle savante ».  

De ce point de vue, les relations amicales entretenues avec son collègue Jean-Pierre Bouchez, qui était mi-académique en qualité de professeur associé au sein de l’Institut Supérieur de Management à l’Université de Versailles, et mi-consultant en tant que directeur de la recherche du cabinet de conseil IDRH, ont été un élément déclencheur pour la réalisation du livre. Il a réalisé cet ouvrage avec comme objectif principal de fournir du plaisir au lecteur. Il a souhaité s’adapter à un auditoire le plus large possible en faisant un véritable effort d’écriture et de style.

Le livre a été finalement publié aux éditions De Boeck, EMS n’ayant pas retenu le projet en première intention. Etre retenu par un éditeur lorsque l’on est un « jeune auteur » inconnu du public est difficile car un ouvrage en management doit atteindre un point mort de rentabilité qui correspond à environ 450 exemplaires  de vente pour un tirage à 1000 exemplaires. Les éditeurs ne veulent donc pas prendre le risque de publier un livre de gestion d’entreprise sur un sujet trop atypique et avec un auteur totalement inconnu, au risque de faire de trop petits volumes de vente. En réponse aux attentes de l’éditeur, l’auteur tient un rôle clé dans le marketing du livre qui ne peut pas vivre sa vie tout seul. C’est la raison pour laquelle, à l’issue de la publication de l’ouvrage, Christophe Assens a choisi de consacrer une année entière pour accompagner le lancement du livre afin qu’il touche un auditoire le plus large possible. Il a mobilisé l’ensemble de ses réseaux (étudiants, collègues, page internet, profil LinkedIn) comme relais de contacts pour la promotion. Il a également diffusé gratuitement de nombreux exemplaires du livre afin de le faire connaître par le biais de l’éditeur. Parmi les actions de promotion qu’il a menées, il a saisi l’opportunité de présenter l’ouvrage dans le cadre de l’association ANVIE et à l’ambassade de France en Bulgarie, ce qui a permis la publication en bulgare du livre aux éditions de la NUB (Nouvelle Université Bulgare). Il a également concouru à différents prix, celui de la SFM/Syntec dont il est lauréat ainsi que le prix de la fondation ManpowerGroup/HEC pour lequel il figure parmi les 5 finalistes sur les 160 sélectionnés au départ. Cette reconnaissance littéraire n’a été rendue possible que dans le cadre d’un véritable partenariat entre l’auteur et l’éditeur, qui implique que l’auteur doit devenir le promoteur de son livre et accompagner les ventes de l’ouvrage en le prescrivant.

Questions & réponses

Henri Zimnovitch (U. Paris Sud) : Pour votre livre, vous dites avoir eu besoin de 20 ans de recherche… N’y a-t-il pas un temps pour la recherche, puis un temps pour la diffusion ?

C.A. : La diffusion de mes idées le plus largement possible a toujours été au cœur de ma démarche, sans calcul de carrière. Je poste mes articles de recherche sur mon site internet de façon systématique, pour le bien commun de la communauté (du moins je l’espère…), et j’essaie de ne pas être dépassé par les pratiques technophiles des étudiants « digital natives », en utilisant mon site internet où je partage librement des PDF, des cours, des vidéos téléchargeables ou en streaming, des modules de e-learning…

Thomas Durand (CNAM) : L’écriture d’un livre est-il un travail effectué seul ou à plusieurs ?

C.A : Après l’écriture individuelle de ce premier ouvrage dont nous parlons, je prends maintenant la direction d’un ouvrage collectif consacré aux réseaux dans la fonction publique. Je cherche à savoir notamment si le corporatisme des cadres et agents du service public est compatible avec la défense de l’intérêt général. Dans cette coordination d’un ouvrage collectif, je me rends compte de la difficulté d’inciter les académiques à rédiger leurs idées dans un langage simple et à relever le challenge de tirer le meilleur de chacun malgré l’hétérogénéité des contributions. 

Stéphanie Dameron (U. P. Dauphine) : Quel est votre positionnement dans ce livre ? Y intégrez-vous la spécificité des sciences de gestion ?

C.A : Mes travaux s’inscrivent en management et stratégie dans la mesure où ils visent à développer une réflexion sur l’entreprise dans son ensemble. Je m’efforce d’effectuer une veille sur l’actualité et de ne pas rester enfermé dans une logique purement disciplinaire qui me desservirait en matière de créativité. En s’intéressant au cœur de l’organisation, là où se crée la richesse, les sciences de gestion peuvent apporter des réponses pertinentes aux questions de société comme le développement durable, en renouvellant les approches figées dans  l’économie,  la sociologie ou la  psychologie. En travaillant au coeur de la vie des affaires, les sciences de gestion ont ainsi la capacité d’apporter un regard neuf  sur l’entreprise, avant d’influencer d’autres champs de la pensée en sciences sociales, à condition de faire preuve d’inventivité.

L’ouvrage (résumé de l’éditeur)

“Comment sortir de la crise politique, morale et économique, qui sème le doute sur la pérennité du capitalisme ? À une période de grands bouleversements où la finance sert de dogme pour la performance, où l’entreprise perd ses points de repère, où les pouvoirs publics n’ont plus de marge de manœuvre, il est temps de réfléchir à un nouveau pacte social dans l’économie de marché. Est-il possible d’adopter des comportements moins individualistes, pour produire des richesses ? Est-ce que la cohésion sociale peut être préservée dans l’entreprise par une gouvernance plus démocratique, dans des territoires à taille humaine, en multipliant les collaborations de proximité ? “

Consacré au management des réseaux, cet ouvrage apporte des éclairages sur ces questions. Il établit les contours d’un nouveau modèle de capitalisme plus respectueux de l’aspiration sociale, sans sombrer dans l’utopie communautaire. Il explique comment entretenir la croissance économique, en réconciliant les enjeux financiers avec le besoin de reconnaissance sociale.

 

note de lecture

Géographie, économie, société

2016/4 (Vol. 18)

Christophe Assens, 2013, Le management des réseaux – Tisser du lien social pour le bien-être économique, Bruxelles, De Boeck, 168 pages

1

Cet ouvrage est le fruit des recherches de son auteur Christophe Assens[1][1] Christophe Assens est Maître de Conférences en Sciences...sur le management des réseaux depuis une vingtaine d’années. La figure du réseau est par nature une figure transdisciplinaire qui correspond aux regards croisés de la revue Géographie Economie Société. Ainsi, bien que l’auteur relève, institutionnellement, de la discipline des sciences de gestion, il prend bien soin de replacer le réseau dans son contexte économique, social et territorial. Le sous-titre (Tisser du lien social pour le bien-être économique) est à ce titre particulièrement évocateur de la perspective socio-économique de l’ouvrage. Celui-ci a été récompensé en 2014 par le prix SFM (Société Française de management) - Syntec du meilleur ouvrage de recherche appliquée en management et par le prix littéraire de la Fondation ManpowerGroup - HEC Paris. Son auteur Christophe Assens a ainsi été récompensé pour les implications pratiques de son ouvrage pour les organisations et leurs décideurs.

2

En remettant en cause dès l’introduction le cadre de référence classique des entreprises qu’il compare à celui de la tragédie grecque : unité de lieu (par la globalisation), de temps (par les procédés de communication) et d’action (par de nouveaux problèmes de gouvernance), l’auteur donne le ton à son ouvrage. Il vise à examiner « le management des relations » de ces entreprises qui obéissent aujourd’hui à des règles plus nombreuses et sont soumises à des frontières plus floues qu’auparavant. « Pour réduire les risques d’incertitude dans le rapprochement des firmes émerge une forme d’organisation au sein de laquelle les principes de confiance et de réciprocité vont prévaloir : le réseau » (p. 14).

3

Partant de l’étymologie latine du mot « réseau » (« retis », filet ou maillage) et de son origine historique liée au maillage entre artisans, sorte de communauté productive, du Moyen Âge, l’auteur définit le réseau ainsi : « Qu’il soit d’origine sociale ou technique, le réseau sert à décrire un mode d’organisation basé sur des relations d’échanges entre des entités autonomes, qui sont connectées entre elles malgré l’éloignement physique ou cognitif, pour valoriser leurs complémentarités » (p. 16).

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Sur la base de cette définition, le livre cherche à analyser « les mécanismes de création de richesse à partir du lien social » (p. 23) en mettant en perspective les relations de la notion de réseau avec le capitalisme d’une part (premier chapitre), l’entreprise d’autre part (deuxième chapitre) et enfin le territoire (troisième chapitre). Ce choix, rapidement justifié dans l’introduction, permet au livre d’aborder les différentes dimensions spatiales et temporelles mais aussi macro, méso et micro de la notion de réseau.

5

Le premier chapitre aborde la thématique « réseau et capitalisme » à travers une mise en perspective historique de la crise intrinsèque du capitalisme et le réseau y est étudié comme un mécanisme régulateur de l’économie capitaliste, au même titre que l’État ou le marché. Ces derniers semblent aujourd’hui impuissants à faire converger l’économie mondiale vers le bien-être général. Durant trente ans, la rémunération des facteurs de production (travail et capital) s’est progressivement détachée d’une base économique réelle, à savoir la contribution des facteurs à la valeur ajoutée. L’intérêt général s’est ainsi progressivement éloigné du cœur des préoccupations des dirigeants d’entreprises, plus préoccupés de satisfaire aux pressions de la gouvernance actionnariale. À partir de la fin 2007, la bulle spéculative a entraîné l’économie mondiale dans une crise financière puis une grave récession aux racines économiques profondes. Dans ce cadre, la question posée est de savoir si le capitalisme de réseau, présenté par l’auteur comme une sorte de démocratie participative fondée sur davantage de solidarité entre ses acteurs, peut servir de réponse à cette crise du capitalisme. Le capitalisme de réseau permet, par le biais de la confiance, de créer et de répartir la richesse de façon plus équitable que le capitalisme d’État. Il s’appuie sur les mécanismes d’ajustement ou de connivence entre les parties prenantes pour parvenir à la création de richesse, non par l’acquisition exclusive de droits de propriété sur les ressources mais par l’acquisition de droits collectifs de propriété qui impliquent le partage de ces ressources.

6

À partir de la littérature académique, l’auteur distingue trois formes de réseau :

  •   

    le réseau distribué ou autogouvernance, comparable à une « communauté de pratiques », est une forme de réseau au maillage dense où les conventions entre les membres permettent au réseau de s’autoréguler (modèle dominant dans les réseaux sociaux) ;

  •   

    le réseau piloté comprend un acteur qui joue le rôle de coordinateur central de ses membres (modèle dominant dans l’économie marchande) ;

  •   

    le réseau administré comprend des règles institutionnelles qui permettent la coopération entre ses membres et où la gouvernance est assurée par des membres élus à la tête du réseau (modèle dominant dans l’économie sociale et solidaire).

7

Pour l’auteur, « le réseau offre le visage d’un nouveau contrat social dans le capitalisme » (p. 52). Il permet la mutualisation des ressources sur la base d’un contrat moral. Néanmoins, dans le capitalisme de réseau, l’ordre social établi s’applique aux membres du réseau (« l’intérêt du club ») et ne correspond donc pas nécessairement à l’intérêt général. Le réseau, en favorisant le mimétisme des acteurs, tendrait même à renforcer les risques de crise systémique (cas des subprimes) au sein du capitalisme de réseau. Dans cette situation, il semble difficile de faire sortir l’économie mondiale de la crise si ce n’est en replaçant l’idée d’intérêt général au centre même de l’entreprise en charge de la création de valeur en prenant en compte les attentes de toutes les parties prenantes. Pour l’auteur, la finance devrait reprendre la place économiquement neutre (et non créatrice de valeur) que lui accordait JB Say (1841). « Dans cette perspective, cela nécessite pour les pouvoirs publics d’adopter une régulation propice à une performance de long terme, qui conduise les acteurs à adopter un comportement éthique, soucieux du bien commun, et non pas à courte vue » (p. 58).

8

Le deuxième chapitre aborde la thématique « réseau et entreprise » sous l’angle stratégique. L’auteur part de la question classique en stratégie d’entreprise du « faire » (internaliser) ou « faire faire » (externaliser). Pour lui, le réseau se comprend comme un ensemble varié de collaborations entre des entreprises indépendantes et complémentaires, rendant ainsi plus difficile la détermination des frontières entre les entreprises. À contre-courant de la littérature issue des travaux de Coase (1937) puis de Williamson (1983) et dans le prolongement des travaux de Powell (1987), il présente le réseau non pas comme une forme hybride entre le marché (et ses coûts de transaction) et l’organisation (et ses coûts d’intégration) mais comme un mode d’organisation à part entière. Il dispose en tant que tel de ses propres mécanismes de gouvernance avec au cœur de ceux-ci la confiance, venant pallier le caractère incomplet des contrats. La confiance est une notion centrale dans le livre par laquelle l’auteur fait un long détour pour la mettre au cœur du fonctionnement d’un réseau. Il la définit comme « l’acceptation d’un individu d’être exposé librement aux décisions arbitraires d’un autre individu » (p. 77). Le management par la confiance apparaît comme un mode de coordination des collaborations entre les entreprises du réseau, à la manière d’un « lubrifiant des relations sociales » (Arrow, 1972). Au travers des illustrations de Benetton en Italie (confiance intuitu personae), du Technopark à Casablanca (confiance institutionnelle), du réseau Ikea dans l’ameublement ou du réseau Ford dans l’automobile (confiance relationnelle), la confiance apparaît sous ses diverses formes, comme la condition d’équilibre, parfois instable, de cette forme spécifique qu’est le réseau.

9

Le troisième et dernier chapitre aborde la thématique « réseau et territoire ». L’auteur déplace ici la problématique vers les réseaux territoriaux, à l’échelle mondiale, régionale puis locale, afin d’examiner les modalités de répartition des créations de valeur et de partage des rentes relationnelles entre les acteurs au sein des différents territoires.

10

Au niveau supranational, l’auteur propose un zoom sur l’Union Européenne (UE) qu’il appréhende comme « un réseau de pays » (p. 101). Au sein de ce réseau, il montre comment le principe de subsidiarité gouverne les décisions et les actions des différentes parties prenantes : elles sont prises au « niveau le plus bas » en général sauf si un « niveau supérieur » est requis pour l’intérêt collectif (recherche de la taille critique à travers de grands projets européens comme Galileo, Airbus ou Ariane par exemple). Régulé par des règles conventionnelles puis institutionnelles, le réseau de pays est menacé d’éclatement lorsque le nombre de membres de l’UE augmente et que la coordination entre ses membres devient trop difficile. De même, lorsque le territoire de l’UE devient trop grand ou morcelé, il ne parvient plus à jouer son rôle fédérateur grâce à la proximité entre ses membres.

11

Au niveau régional, le réseau renvoie à diverses appellations. Le réseau territorial ou « écosystème d’affaires à l’échelle territoriale » (p. 111) est généralement constitué par un ensemble d’entreprises et de parties prenantes de divers statuts (en termes de taille, marchand/non marchand, public/privé, recherche/industrie, appartenant à la même filière ou à des activités complémentaires, etc.). Revenant sur les fondements théoriques des écosystèmes d’affaires (Moore, 1996), l’auteur égraine successivement le district industriel de Marshall (1920) et son économie d’agglomération, réexaminé dans le contexte italien à l’image du réseau Benetton, puis les clusters de Porter (1998), dont l’exemple emblématique est celui de la Silicon Valley ayant inspiré en France la technopole de Sophia-Antipolis et enfin les 71 pôles de compétitivité essaimés sur l’ensemble du territoire français. L’auteur est critique à l’égard de cette construction de pôles sachant que « l’innovation ne peut pas se décréter » (p 114) expliquant que le manque de confiance et d’intérêts compatibles seraient à l’origine du manque de compétitivité d’un tiers de ces pôles de compétitivité en France. Il s’intéresse en particulier aux avantages territoriaux ou « effets de proximité » (Rallet et Torre, 2005) : la proximité géographique (l’appartenance à un même territoire), la proximité industrielle (l’appartenance à une même filière d’activité) et la proximité identitaire (la connivence locale autour du métier et des valeurs) expliquent les avantages compétitifs d’un réseau territorial, quel qu’il soit (district, cluster ou pôle de compétitivité). Ces avantages sont précieux car, « à l’image d’un bien commun… ils bénéficient à tout le monde et à personne en particulier » (p. 115).

12

Au niveau local, à travers le cas d’Hervé Thermique, PDG de l’entreprise acronyme puis maire de la ville de Parthenay, l’auteur montre qu’un cas de démocratie d’entreprise n’est pas nécessairement transposable à un modèle d’autogestion d’une ville. À travers ces diverses situations (entreprise, administration publique ou ville), il conclut qu’il n’existe pas un modèle unique de gouvernance mais plutôt des combinaisons de pratiques managériales opposées et complémentaires : la hiérarchie (autorité) garante de la dimension politique, le marché (négociation) garant de la dimension économique et le réseau (coopération) garant de la dimension sociale.

13

L’auteur conclut son livre en attribuant à la logique de réseau une double ambition : une ambition économique en contribuant à développer l’intelligence collective et une ambition sociale où la logique du lien l’emporte sur la valeur du bien (en reprenant Marcel Mauss). Considérant l’entreprise comme un lieu de socialisation mais aussi les territoires comme des lieux de solidarité, le réseau apparaît à l’auteur comme une réponse à la complexité grandissante d’une économie sans frontières ou au désenchantement des salariés dans leur univers de travail. L’auteur imagine un acteur, l’homo reticulus (p. 14), qui réconcilierait l’homo economicus, totalement mû par un intérêt égoïste et l’homo sociologicus, complètement social. Il évoque un capitalisme de réseau qui réconcilierait capitalisme de marché et capitalisme d’État. Quant au management en réseau de l’entreprise, il réconcilierait la main invisible du marché et la main visible du dirigeant pour la création de valeur (Assens, 2013).

14

Le management des réseaux est, à n’en pas douter, un ouvrage ambitieux qui vise à montrer que le réseau contribue à « créer de la richesse économique à partir du lien social » (p. 146). Il s’agit d’un remarquable travail de synthèse des travaux de son auteur sur la gouvernance des réseaux, les stratégies interorganisationnelles et les avantages compétitifs des réseaux territoriaux. Finalement, il s’agit d’un livre hybride qui se situe quelque part entre le manuel, pour son exhaustivité, et l’ouvrage de recherche, pour ses nombreuses références à la littérature de théorie des organisations, de sociologie, d’économie et de management stratégique (champ des sciences de gestion duquel l’auteur se revendique) dont nous n’avons pu donner ici qu’un rapide aperçu. Il aborde de nombreuses dimensions et de nombreuses références disciplinaires qui en font un ouvrage de fond dont il est délicat de rendre compte en si peu de pages tant son contenu est riche et hétéroclite.

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Cet ouvrage offre un maillage intéressant et dense de connaissances théoriques et empiriques sur le management des réseaux. Il met en outre en perspective la notion de réseau, tant par sa contextualisation (macro/micro, État/entreprise) que par la variété de ses objets (entreprise, système économique). Il est ainsi susceptible d’intéresser un public académique large appartenant à des champs disciplinaires variés. Plus largement encore, sa lecture est susceptible d’être tout aussi bénéfique pour un lectorat académique que pour des décideurs privés et publics.

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La lecture de cet ouvrage peut néanmoins susciter des questions chez un lecteur non averti. Certains jugeront que l’ouvrage reflète par endroits une vision trop optimiste des effets macro-économiques et sociétaux du réseau qui gagnerait à être tempérée (comme la façon de réguler la toute-puissante finance mondiale). D’autres trouveront sa lecture particulièrement stimulante dans un contexte où les individus se complaisent parfois dans la morosité ambiante. Le réseau, un îlot de solidarité dans un océan de rivalité mondiale ? Ou, comme l’écrit l’auteur dès son introduction, « un îlot de cohésion sociale dans un océan d’incertitudes économiques et politiques » (p. 14).

17

Frédérique Blondel,

18

RITM, Faculté des Sciences – PUIO – MIAGE d’Orsay


revue de presse sur l'ouvrage




Tribune dans les Echos Business : Penser au réseau pour élaborer une stratégie - " Au siècle dernier, les principes d'unité de lieu, de temps et d'action propres à la tragédie Grecque servaient encore de cadre de référence à des entreprises de profil sédentaire, évoluant localement dans des circuits courts pour répondre à une demande locale, sous l'égide d'une unité de commandement. Aujourd'hui, la vie des affaires obéit à des règles multiples et parfois contradictoires, dont les contours sont flous et incertains..." (clic sur image) 

"Il est heureux que Christophe Assens, chercheur et expert largement reconnu dans le champ des réseaux, nous livre dans cet opuscule, son savoir académique enrichi de multiples illustrations convaincantes."

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Lu pour vous "le management des réseaux" : Revue Personnel
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Dans son ouvrage Le management des réseaux - Tisser du lien social pour le bien-être économique (de Boeck), Christophe Assens, maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, présente le résultat de vingt années de recherches portant sur les réseaux en management stratégique. Il vient d'être récompensé par une Mention Spéciale. Entretien. 


Compte rendu de lecture sur le livre "le management des réseaux" dans les Cahiers de Psychologie Politique par Jean-Marie Seca (Professeur de Sociologie) . " Ce livre, qui a été de multiples fois plébiscité par la presse en management et les milieux académiques (Prix 2014 de la fondation Manpowergroup-HEC ; Prix 2014 Syntec de la Société Française de Management)... 

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Lu pour vous "le management des réseaux" : les cahiers de psychologie politique
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LA SÉLECTION DU PRIX FONDATION MANPOWERGROUP/HEC — COMMENT BIEN RÉSEAUTER" Tout l'été, la sélection du Prix de la Fondation ManpowerGroup/HEC Paris est passée en revue sur l'Atelier de l'emploi. Le Management des réseaux est le quatrième livre à être chroniqué. LECTURE. L'important, c'est le réseau ! De l'époque du troc à LinkedIn... et (surtout ?) pour l'entreprise de demain. Le management des réseaux vient explorer un concept plus souvent discuté qu'analysé...(clic sur image) 


Interview dans le numéro thématique du magazine VERT & BLEU - UVSQ: "les nouvelles frontières du pouvoir"- nov 2014 : Les salariés avouent ne plus savoir qui prend réellement les décisions au sein de leur société. Qui détient aujourd'hui le pouvoir dans les entreprises ?

 

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Les nouvelles frontières du pouvoir
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Interview de Christophe Assens, enseignant chercheur et directeur adjoint du LAREQUOI (Laboratoire de recherche en management de l'université de l'UVSQ). Distingué dans la catégorie Meilleur ouvrage de recherche appliquée en management pour son livre Le management des réseaux, publié aux éditions De Boeck, Christophe Assens, revient sur son prix et sa recherche au sein des équipes de son laboratoire. La lettre de la Recherche


Interview dans le Journal de l'Economie. " Qu'est-ce qu'un réseau ?" C'est à cette question, bien plus complexe et plus vaste qu'il n'y paraît, que répond Christophe Assens dans l'ouvrage qu'il vient de publier chez De Boeck. Sa hauteur de vue sur le sujet, notamment, lui a valu de se voir décerner le prix académique du meilleur ouvrage de recherche en management par Syntec Conseil en Management, en collaboration avec la Société Française de Management"


 

Interview dans les Carnets du Business (le magazine du management stratégique). "Le concept de réseau revêt aujourd'hui des acceptions très différentes au confluent de la sociologie, de la géopolitique, d'Internet, de la psychologie, et de bien d'autres disciplines. L'entretien permet de situer brièvement l'état des connaissances en la matière.


 Christophe Assens vient de publier un ouvrage intitulé « le Management des réseaux, tisser du lien social pour le bien-être économique » (Éditions De Boeck) dans lequel il consacre plusieurs chapitres à Parthenay ainsi qu'à son ancien maire, Michel Hervé, non seulement en tant qu'élu initiateur de la ville numérique, mais aussi en tant que chef d'entreprise (Hervé Thermique). Accès à l'article de la Nouvelle République. 


Interview dans la Gazette des Communes, 4 fevrier 2013 : "La coopetition : quand les collectivites jouent l intelligence territoriale"

Interview sur Radio France Internationale, 5 novembre 2012

 

"Poles de competitivite : le choix francais de

l innovation"

Interview dans le Monde Initiatives, fevrier 2004 

Interview dans le Monde Initiatives, fevrier 2004 

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La Gazette : quand les collectivités jouent l'intelligence territoriale"
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RFI : le choix français de l'innovation
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Le Monde : la fascination du réseau
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Le Monde : une hiérarchie de l'ombre
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Tribune dans le Monde : le "capitalisme patrimonial en crise" publié en 2004, prémonitoire sur la crise systémique de 2008, analysée dans le premier chapitre de l'ouvrage : "le management des réseaux"

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Le Monde "le capitalisme en crise"
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conference a l'ambassade de france en bulgarie

Conférence-débat

Tisser du lien social pour le bien-être économique

avec Christophe Assens,

Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Discutants : Anna Krasteva et Kiril Avramov (NUB)

26 mars 2014 à 18 h – Institut français de Bulgarie 3 place Slaveykov – 1000, Sofia

Traduction simultanée français-bulgare



traduction de l'ouvrage

Edition en portugais du livre "le management des réseaux"

A Gestão das Redes : Tecer laços sociais para o bem-estar económico"

 

 

Como sair da crise política, moral e económica que lança dúvidas sobre a perenidade do capitalismo? Num período de grandes transformações, em que o sistema financeiro rege o desempenho, em que as empresas perdem os seus pontos de referência, em que os poderes públicos já não têm margem de manobra, é tempo de refletir sobre um novo pacto social no âmbito da economia de mercado. Será possível adotar comportamentos menos individualistas para produzir riqueza? Será que a coesão social é assegurada na empresa por uma governância mais democrática, em domínios de dimensão humana, através do aumento das colaborações de proximidade? Consagrado à gestão das redes, este livro vem clarificar muitas destas questões. Ele estabelece os contornos de um novo modelo de capitalismo mais respeitador das aspirações sociais, sem cair na utopia comunitarista. Nele se explica como manter o crescimento económico, conciliando os objetivos financeiros com a necessidade de reconhecimento social. Redigido de uma forma acessível, este livro destina-se a um vasto público de gestores, profissionais, consultores, docentes, investigadores e estudantes. Um «novo espírito do capitalismo» ganha forma nesta obra, com o modelo do capitalismo de rede, longe do mercado desumanizado, sem, no entanto, assumir uma posição ideológica.


EDITION EN bulgare DU LIVRE "LE MANAGEMENT DES RÉSEAUX"

Управление на мрежи, Нов български университет Préface du Professeur Gilles Rouet, Docteur Honoris Causa de la Nouvelle Université Bulgare.

 

traduction par le Dr. Milen Chiptchanov  

 

"Comment sortir de la crise politique, morale et économique, qui sème le doute sur la pérennité du capitalisme ? À une période de grands bouleversements où la finance sert de dogme pour la performance, où l'entreprise perd ses points de repère, où les pouvoirs publics n'ont plus de marge de manoeuvre, il est temps de réfléchir à un nouveau pacte social dans l'économie de marché. Est-il possible d'adopter des comportements moins individualistes, pour produire des richesses ? Est-ce que la cohésion sociale est préservée dans l'entreprise par une gouvernance plus démocratique, dans des territoires à taille humaine, en multipliant les collaborations de proximité ?

Consacré au management des réseaux, cet ouvrage apporte des éclairages sur ces questions. Il établit les contours d'un nouveau modèle de capitalisme plus respectueux de l'aspiration sociale, sans sombrer dans l'utopie communautariste. Il explique comment entretenir la croissance économique, en réconciliant les enjeux financiers avec le besoin de reconnaissance sociale.

Rédigé dans une forme accessible, l'ouvrage est destiné à un large public de managers, de professionnels, de consultants, d'enseignants-chercheurs et d'étudiants."


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Summary of the Book "Management of networks"
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Préface du Pr Gilles Rouet
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