Synopsis : Nous vivons dans un monde d’interdépendance, entre des pays à la fois partenaires et concurrents, en raison de l’ouverture des frontières depuis la fin de la guerre froide, ce qui entraîne une plus grande circulation des biens et des personnes.
La compétition économique des entreprises sur le marché trouve un prolongement naturel dans la rivalité de puissance des États sur le plan géopolitique et militaire. En conséquence, pour garantir la prospérité économique des entreprises comme enjeu de souveraineté d’un État, il convient de réfléchir, sur la manière dont un pays, comme la France, est capable de réduire la dépendance économique et politique qu’il subit à l’extérieur de ses frontières nationales, tout en renforçant à l’international son influence sur les autres pays.
L'ouvrage publié chez VA Éditions (Valeurs Ajoutées Editions) « France une souveraineté sous influence ? » pose la question qui dérange. Sommes nous toujours capables de maîtriser notre destin, face aux pressions de Washington, Moscou, Pékin, Berlin ou Bruxelles ? Est-il encore possible pour la France de défendre ses intérêts dans la guerre économique mondiale ?
Le débat se prolonge dans le livre pour évoquer les perspectives de redressement de la France et de l'Europe, menacées d'effacement de l’histoire, par cette guerre hybride mondiale portant sur les dépendances extérieures (ressources naturelles, énergie, technologie, finance), sur le conditionnement des populations par la propagande, et sur la lutte d influence normative et juridique.
disponible à l'achat :
https://www.va-editions.fr/france-une-souverainete-sous-influence-c2x42285234
https://www.fnac.com/a21799862/Christophe-Assens-Reseaux-d-influence-et-souverainete-de-la-France
https://www.amazon.fr/France-une-souverainet%C3%A9-sous-influence/dp/2360933604
Avant-propos de Nicolas Moinet : professeur des universités à l’IAE de Poitiers, il est l’un des cofondateurs de l’École de pensée sur la guerre économique. Il est également chercheur associé au CR 451, le centre de recherche de l’École de Guerre Économique. Il a été auditeur à l’Institut des hautes Études de la Sécurité et de la Justice ainsi qu'à l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale.
Extrait : "ce livre n’est pas un simple essai académique ; c’est un acte de résistance intellectuelle et un appel à la lucidité. En disséquant les mécanismes d’influence, de la propagande historique sur le taylorisme à la normalisation de la recherche en gestion sous l’égide américaine, en passant par la manipulation de « l’acceptabilité sociale », l’auteur nous montre comment la France a trop souvent abdiqué dans la guerre des idées. Le diagnostic est sévère car clinique : une souveraineté affaiblie par une Europe qui peine à faire bloc, une dépendance technologique croissante dans la filière stratégique de l’IA, et une vulnérabilité face aux ingérences étrangères, notamment en Afrique. Mais l’ouvrage ne se contente pas de constater le déclin. Il propose une voie, une stratégie pour que la France retrouve sa place : celle d’un tiers de confiance, d’un trait d’union capable de fédérer et de restaurer une forme de souveraineté supranationale à l’échelle européenne pour mieux renforcer la sienne.
Le lecteur tient entre ses mains bien plus qu’une analyse géopolitique. Il tient le fruit d’une pensée libre, forgée dans la durée et l’adversité, loin des sentiers battus et des chapelles académiques. C’est une contribution essentielle au débat public, portée par une voix rare et courageuse qui nous rappelle que la première de toutes les souverainetés est celle de l’esprit. "
Préface d’Alain Juillet : Officier dans les unités parachutistes puis au Service Action du SDECE (service de documentation extérieure et de contre-espionnage), il travaille au développement à l’international du groupe Pernod-Ricard. Conseiller du commerce extérieur français il enseigne, en parallèle, la stratégie et la gestion de crises au sein d’HEC Paris. Directeur du renseignement de la DGSE (direction générale de la Sécurité extérieure), il devient haut responsable chargé de l’intelligence économique au Secrétariat Général de la Défense Nationale, sous l’égide du Premier ministre.
Extrait : "Les techniques d’influence quittent généralement les rives de la rationalité scientifique pour basculer dans l’émotion, remplacent les valeurs traditionnelles par des idéologies plus ou moins déclarées, et construisent des argumentaires biaisés d’autant plus acceptés qu’ils se posent en parangon de vertus outragées. Avec des processus et des approches qui utilisent le subliminal pour convaincre, on va influencer tous les couches de la société. On va les cibler directement ou indirectement par des messages spécifiques visant à les amener dans le sens voulu par ceux qui tirent les ficelles chez nous ou ailleurs. Une autre technique efficace les pousse à se focaliser sur un problème en l’amplifiant pour qu’ils oublient de se mobiliser sur ceux qui sont les plus importants...Répondre efficacement aux actions d’influence menées par les réseaux sociaux exige d’en maitriser l’approche et les techniques car la meilleure réponse passe par la contre-influence. Acquérir cette capacité implique de pouvoir anticiper par la recherche de renseignement sur les actions adverses. Elle s’appuie sur le lancement vers les réseaux identifiés comme proche de l’émetteur, d’actions ciblées visant à le déstabiliser. Semer le doute sur les produits ou les objectifs, déplacer le champ de bataille pour effacer les repères, diffuser des données personnelles, remettre en cause des certitudes pour provoquer le questionnement, multiplier les messages orientés…. Les méthodes sont multiples et leur efficacité reconnue. Mais ceci ne s’improvise pas. Leur montage exige une connaissance parfaite de l’ennemi et des méthodes. "
Postface d’Aude de Kerros : Née le 24 décembre 1947, à Jakarta en Indonésie, Aude de Kerros est peintre, graveur, critique d'art et essayiste française.
Après une enfance marquée par des longs séjours en Asie, Amérique du Sud, Proche-Orient et Israël, elle vit ses années d’apprentissage à Paris. Elles ont été partagées entre l'acquisition du diplôme de Science Po, d'une maîtrise en Droit, et la fréquentation des ateliers des graveurs Goetz, Hayter et Friedlander. Elle fait le choix de la gravure encouragée par l’amitié des graveurs Jean Delpech, Albert Decaris, Pierre-Yves Trémois, André Jacquemin et du peintre Georges Mathieu. Comme essayiste, elle participe notamment par des articles et des ouvrages au décryptage et à l’analyse du monde de l’art et du marché de l’art.
Extrait : "Pendant quelques années on a cru que l’abolissement de l’espace, du temps, de l’obstacle des langues et la gratuité numérique, donnerait lieu à une fatale uniformisation, globalisation de la planète. Elle n’a pas eu lieu. Le monde enraciné n’a pas disparu ! Au contraire, le local trouve sa place face au global et va jusqu’à le concurrencer. Christophe Assens insiste sur l’importance de la connaissance du fonctionnement des réseaux car s’ils sont facteurs de beaucoup de progrès, ils peuvent être aussi de puissantes armes de guerre ! Il importe d’en tenir à jour sans cesse la taxonomie.
Il explore les nouveaux champs de bataille : ainsi, le conflit que l’on observe entre les institutions nationales, enracinées, aux structures fixes, aux hiérarchies établies, et les réseaux fermés de nature, hybride, internationale, à la légitimité auto proclamée, servant des intérêts particuliers revêtus de pieux discours caritatifs, écologiques et moralisateurs. Elles fabriquent notamment des normes commerciales, culturelles, financières, militaires qui destituent lois et pratiques de chaque pays. "
Assens C (2025), Auteur invité dans le séminaire mensuel du laboratoire de recherche OCRE à EDC Paris Business School, par le professeur Zied Ftiti (directeur du laboratoire), et le professeur Rachid Rhattat (doyen de l’école) pour présenter le livre « France : une souveraineté sous influence ? », dans un dialogue de haute intensité avec Aude de Kerros, experte en géopolitique sur l’Art contemporain et rédactrice de la postface, EDC Paris Business School, Puteaux, 11 décembre.
De gauche à droite : Patrice Huiban président du Nouvel essor Français ; Pierre Lellouche ancien ministre ;
Christophe Assens professeur des universités ; Philippe Folliot sénateur ; Fabien Bouglé essayiste expert des questions énergétiques ; Claude Revel ancienne déléguée interministérielle à l'intelligence économique
Présentation de l'ouvrage "France : une souveraineté sous influence" sur RCJ par Philippe Clerc
Philippe Clerc préside l’Académie de l’intelligence économique et l’Association internationale francophone d’intelligence économique.
Repenser la souveraineté dans un monde d'interdépendances : Face aux crises mondiales et aux jeux d’influence qui bousculent l’ordre établi, la France voit sa souveraineté fragilisée. Entre dépendances économiques, pressions géopolitiques et renoncements politiques, l’ouvrage France : une souveraineté sous influence interroge la capacité de la nation à redevenir maîtresse de son destin. La France est-elle encore souveraine ? Entre Washington, Bruxelles et Moscou, le pays vacille. Ce livre appelle à repenser l’État stratège.
Souveraineté, réseaux et dépendance : comment reconstruire notre autonomie intellectuelle et politique ?
Alors que l’Europe traverse une crise politique, économique et technologique sans précédent, Christophe Assens alerte sur les nouvelles formes de dépendance qui menacent la souveraineté française et européenne. Entre ingérences étrangères, fragilités numériques, dérives fédéralistes et confusion intellectuelle, il appelle à repenser notre autonomie en retrouvant la force des réseaux, la maîtrise de nos outils et la liberté de l’esprit. Un échange décisif pour comprendre les ressorts de la puissance et ceux du renoncement.
Nouvelles stratégies de la guerre culturelle par Aude de Kerros : Les rapports de force ont changé dans le monde. La technologie numérique, la mise de l’IA en open source ont enlevé le monopole de la visibilité aux mass média. Ces évolutions ont rendu largement obsolètes les armes de la guerre culturelle pratiquées entre 1947 et 2025.
https://www.revueconflits.com/nouvelles-strategies-de-la-guerre-culturelle/
L’intelligence artificielle, nouvelle arme de la souveraineté : Sans bruit, sans violence apparente, l’IA pourrait devenir l’arme la plus efficace des conflits modernes. En modelant l’information et les perceptions, elle ouvre la voie à une nouvelle forme de guerre qui vise moins à détruire qu’à désagréger les structures sociales et cognitives. A l’occasion de la sortie de son livre « France : une souveraineté sous influence ? » , nous sommes allés à la rencontre de Christophe Assens, spécialiste de stratégie et titulaire de la chaire Réseaux et Innovations à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
https://enderi.fr/lintelligence-artificielle-nouvelle-arme-de-la-souverainete/
Souveraineté en péril, la mécanique des réseaux au sein d'une France sous influence : le décryptage de Christophe Assens
Quelles sont les stratégies d'influence qui portent atteinte à la souveraineté de la France ? Comment certains réseaux tendent-ils à modifier nos perceptions et donc nos choix ? Professeur des universités à Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Christophe Assens est spécialiste de stratégie et titulaire de la chaire Réseaux et Innovations. Connu pour ses travaux sur les dynamiques de pouvoir, de confiance et d'influence au sein des réseaux, il vient de publier "France, une souveraineté sous influence ?" (VA Editions, octobre 2025).
Une Europe puissante, possible ?
Face aux concurrences russes, chinoises et états-uniennes, l’Union Européenne semble considérablement affaiblie. Au départ, construite comme un réseau d’états nations pour éviter le retour d’une guerre mondiale peut-elle se transformer pour exister sur la scène géopolitique? Christophe Assens, docteur en science de gestion, à l’université de Versailles Saint Quentin en Yvelines, nous livre son analyse, lors du dernier vendredi de l’OVSQ. Le podcast de la conférence est disponible à partir du lien ci-dessous :
https://marmitefm.fr/podcasts/micro-dans-la-ville-176/une-europe-puissante-possible-2400
La souveraineté de la France, un lointain souvenir ?
Alors que la France exerçait traditionnellement une influence
géopolitique à travers le monde, pourquoi le pays semble-t- il aujourd’hui presque inexistant sur la scène internationale ? La France a-t-elle perdu son pouvoir d’influence ?
A l’international, les crises géopolitiques sont désormais résolues par des accords de gré à gré entre grandes puissances, facilités par l’entremise de pays tiers comme le Qatar, l’Arabie saoudite ou la Turquie. La particularité de ces pays tiers — dont la France est exclue — comme la Turquie, est d’occuper une position de « marginal sécant », au sens de Michel Crozier, à l’intersection de l’Occident et de l’Orient, pour dresser des ponts entre l’OTAN et la Russie, entre les États- Unis et l’Iran. Le Qatar joue le même rôle d’intermédiaire entre Israël et les pays arabes. La Hongrie sert également d’intermédiaire entre la Russie, l’Europe et les États-Unis. Avec l’intermédiation de pays tiers, les négociations pour la paix se déroulent en dehors des instances multilatérales comme l’ONU, où la France occupe un rôle historique. De fait, le contournement du multilatéralisme pour la résolution des conflits fait perdre une partie de son influence à la France, cantonnée dans une posture légitimiste, se conformant au respect du droit international.
Le numéro 138 du magazine Diplomatie est partenaire de 3 évènements majeurs : la 3e édition du Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie, la 8e édition du Forum mondial Normandie pour la Paix, et la 18e édition de la World Policy Conference. Diplomatie Magazine est soutenu par plusieurs institutions : Académie de défense de l’école militaire, Normandie pour la Paix, World Policy Conference, Conseil Québecois d’Études Géopolitiques, DGRIS- direction générale des relations internationales et de la stratégie, Chaire Raoul-Danduran, EISMENA-European Institute for Studies on the Middle East and North Africa, Eurasia Prospective, Eastern Circles, Institut FMES, Institut Thomas More, IRIS-Institut de relations internationales et stratégiques, Fidapoc-Festival international documentaire, le magazine CARTO.
La France face aux réseaux de puissance : reprendre la maîtrise stratégique
À l’heure où la puissance s’exerce à travers des réseaux d’influence, la souveraineté ne se joue plus uniquement entre États. Christophe Assens analyse les dépendances économiques, numériques et informationnelles qui fragilisent la France, et appelle à une transformation de l’État en acteur stratégique. Il propose enfin une voie ambitieuse : faire de la France un « tiers de confiance » capable de fédérer des réseaux européens de puissance dans un monde plus conflictuel.
https://www.nlto.fr/la-france-face-aux-reseaux-de-puissance-reprendre-la-maitrise-strategique/
Économie française : souveraineté affaiblie, compétitivité sous influence
Souveraineté économique en sursis, Europe sous pression, décrochage face aux États-Unis : dans cette interview sans concessions, Christophe Assens, auteur du livre " France : une souveraineté sous influence " (Valeurs Ajoutées Éditions) décrypte les failles structurelles de l’économie française et européenne. Dépendances stratégiques, normes européennes devenues armes de désindustrialisation, aveuglement face à la guerre économique mondiale, rivalités intra-européennes et perte du goût du risque : le diagnostic est sévère, mais argumenté. À rebours du discours dominant, il plaide pour un patriotisme économique lucide, fondé sur la réciprocité, la protection des secteurs vitaux et une réhabilitation de l’entreprise comme moteur de puissance. Une analyse dense et clivante, au cœur des débats qui traversent aujourd’hui la France et l’Europe.
CHRISTOPHE ASSENS. LE NOUVEAU PARADIGME DE LA SOUVERAINETÉ PAR LES RÉSEAUX
Quand les frontières physiques ne suffisent plus à protéger les nations, la bataille se joue dans les flux, les dépendances et les imaginaires. Christophe Assens, figure singulière de l’intelligence économique, propose une lecture radicalement nouvelle de la souveraineté : celle qui se construit – ou se perd – dans les réseaux. Son dernier ouvrage publié chez V.A. Editons, éclaire sans concessions les fragilités françaises face à la globalisation numérique et aux logiques d’influence. Une réflexion qui dérange, mais qui tombe à pic !
Les stratégies d'influence en 2025 . Interview d'Aude de Kerros. La France en guerre ? Oui, mais ce n’est pas nouveau. La France est engagée depuis de nombreuses années dans un conflit moderne, une guerre permanente, sans front, où il s’agit de déstabiliser l’adversaire comme le précise la doctrine du général Thierry Burkhard, ancien chef d’état major des armées françaises, suivant le tryptique, contestation, compétition, affrontement : contestation sur les territoires, sur les normes, les ressources et l’information ; compétition sur les plans technologiques, juridiques, diplomatiques, économiques, scientifiques, culturels ; affrontement militaire sur les théâtres d’opération Terre, Air, Mer, Espace, Cyber. Cette guerre qui ne dit pas son nom, se produit, pour le moment, sous les radars de l’affrontement militaire classique. Il s’agit d’une lutte d’influence à l’échelle mondiale qui vise à modifier la perception de la réalité dans l’opinion publique et à affaiblir le pouvoir des dirigeants et des forces vives de la nation, pour gagner la guerre avant la guerre.