livre blanc manager en réseau

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livre blanc : manager en réseau
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grand entretien du figaro

Les réseaux sociaux, faux remède à la fracture sociale

Les réseaux sociaux, faux remède à la fracture sociale

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Pour Christophe Assens, les réseaux sociaux numériques sont au cœur d'un étrange paradoxe : s'ils permettent l'éruption d'une colère sociale, ils sont en revanche incapables de pallier la dissolution des liens sociaux dont les «gilets jaunes» sont aussi l'expression.

 


Christophe Assens est docteur en sciences de gestion et professeur à l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines. Il a publié Réseaux sociaux, tous ego? Libre ou otage du regard des autres (De Boeck, 2016) et est notamment l'auteur d'un article intitulé «Histoire des réseaux sociaux, de l'ère du troc à l'économie collaborative»(Question(s) de Management, EMS Editeur, 2018).


FIGAROVOX.- Selon vous, l'histoire des réseaux sociaux remonte à bien plus loin que la création de Facebook. Pouvez-vous nous en dire plus?

Christophe ASSENS.- L'humanité n'a pas attendu l'arrivée d'Internet pour former des communautés, groupes, clans, tribus… et réseaux sociaux. Suivant l'adage «qui se ressemble s'assemble», il y a toujours eu un besoin de construire des relations de proximité, sans attendre l'arrivée des outils numériques. En l'occurrence, le point de départ pour construire un réseau social, ce n'est pas un ordinateur ou un smartphone, c'est la confiance! Ce sentiment de confiance est en effet essentiel pour réduire l'incertitude dans la vie, en faisant preuve d'entraide avec autrui, sans perdre le libre arbitre avec des règles prudentielles. À l'ère du troc, lorsqu'il n'y avait pas de système monétaire pour déterminer la valeur marchande d'un objet, les marchands apprenaient à se connaître dans la négociation, et finissaient par évaluer la valeur de l'objet sur la base de la confiance. Dans ce réseau de marchands, la valeur du lien avait plus d'importance que la valeur du bien! 

Le point de départ d'un réseau social, c'est la confiance !

 

Vous citez la théorie du lien fort et du lien faible, de Granovetter. Les réseaux sociaux sont-ils de plus en plus l'empire du «lien faible»?

Il y a deux types de relations sociales: les liens forts qui traduisent une connivence étroite entre amis proches ou dans la famille avec le lien du sang par exemple, et les liens faibles qui traduisent une relation plus distante avec des anonymes en dehors du premier cercle de confiance. Sur Internet, compte tenu du modèle d'affaires des réseaux sociaux fondé sur la course à l'audience publicitaire, la plupart des membres cultivent des liens faibles avec un grand nombre de contacts qui se situent en dehors de la sphère affective. En conséquence, les plateformes d'intermédiations comme Facebook sont incapables de relier de façon solidaire une foule d'anonymes. La plupart du temps, la cooptation sur ces plateformes s'effectue par des mécanismes d'intermédiation technique, sans connaissance réelle d'autrui, sans engagement sur la loyauté, sans condition requise sur les valeurs à partager. Autrement dit, les outils de communication digitale ne sont pas suffisants, pour générer de la confiance, et donner naissance à un maillage cohérent avec des liens forts et durables, comme dans une famille ou dans un club! 

«Les distances physiques se réduisent, mais pas nécessairement les distances sociales». Les réseaux sociaux créeraient-ils un semblant de proximité sociale, qui ne serait qu'illusoire?

En 1967, le psychologue Stanley Milgram réalise une expérience au cours de laquelle il connecte à travers le monde deux personnes choisies au hasard, par une chaîne humaine comprise entre 2 et 10 intermédiaires. Découle de cette expérience, la théorie du «petit monde», selon laquelle les moyens de communication modernes réduisent les distances géographiques. De nos jours, la révolution digitale réduit encore plus le nombre d'intermédiaires pour relier des anonymes, et accentue cette représentation d'un «village mondial», au sein duquel les distances physiques sont abolies par la technologie. 

Les réseaux sociaux ont tendance à segmenter la population.

Pour autant, la démocratisation des moyens de communication n'est pas suffisante pour s'affranchir des différences sociales ou culturelles! En effet, la plupart des membres des réseaux sociaux se regroupent par affinité élective, partageant la même vision du monde, les mêmes sujets de préoccupation ou centres d'intérêt. Comme l'histoire du «printemps arabe», ou du «Brexit» l'ont montré, il est illusoire de vouloir (re)bâtir une société uniquement à partir des revendications sur les réseaux sociaux. En effet, les réseaux sociaux ont tendance à segmenter la population et à creuser les clivages entre les communautés de pensée. C'est un phénomène qui s'auto-entretient. 

En réalité, les réseaux sociaux seraient donc un moyen de déguiser une diminution des liens dans une société de plus en plus individualiste?

C'est le paradoxe des réseaux sociaux! Ils sont censés permettre à chacun d'entre nous de sortir de l'isolement en nouant des conversations à distance, avec le risque que ces discussions par écran interposé servent surtout de prétexte à une mise en scène narcissique! On touche à la vraie fracture sociale, entre ceux dont l'estime de soi repose uniquement sur la valorisation de l'ego au sein des réseaux sociaux, et ceux qui n'ont pas besoin de se mettre en scène derrière un écran pour exister dans la société.

Les «gilets jaunes» sont-ils l'un des produits de cette crise du lien social?

Plus la société est formatée avec une surréglementation absurde, plus les citoyens vont chercher de nouveaux espaces de «liberté» dans les réseaux sociaux. On se trouve alors dans une impasse, car l'insatisfaction dans la société nourrit la contestation sur les réseaux sociaux, sans pour autant que ces réseaux sociaux ne soient en mesure d'incarner un autre modèle de vivre ensemble, plus tolérant et respectueux des différences. Il s'agit d'une des limites du mouvement des «gilets jaunes», tellement fragmenté qu'il n'est pas possible de faire émerger un consensus sur la société idéale. Pour sortir de cette crise, les institutions doivent recréer des espaces de liberté en supprimant et en simplifiant les règles bureaucratiques, c'est-à-dire en laissant chacun plus libre d'exercer ses responsabilités. Avec la liberté d'agir et de penser, les citoyens seront davantage enclins à tisser des liens fraternels au quotidien, plutôt que de se réfugier derrière un écran pour trouver du réconfort face à leurs problèmes. 

Comment, dès lors, expliquer leur recours systématique aux réseaux sociaux comme moyen de communication et d'organisation?

L'insatisfaction dans la société nourrit la contestation sur les réseaux sociaux.

Le mouvement des «gilets jaunes» exprime de multiples revendications, parfois contradictoires, parmi lesquelles la volonté pour tout citoyen d'être davantage considéré dans le débat démocratique, sans attendre les périodes de consultations électorales. De manière sous-jacente, il s'agit d'appliquer le rythme de concertation directe et instantanée des réseaux sociaux à la politique! Avec le mouvement des «gilets jaunes», les réseaux sociaux défient les institutions! Néanmoins dans ce défi des temps modernes, il faut distinguer le fond et la forme. Sur la forme, la société, dont les institutions symbolisent la verticalité, évolue inexorablement vers des modes de concertation et de collaboration plus horizontaux. Sur le fond, il est difficile de dégager des consensus à grande échelle dans les réseaux sociaux, et dans cette mesure, l'arbitrage politique demeure toujours nécessaire comme rempart contre les communautarismes. Dès lors, il convient de réfléchir à une société dans laquelle les institutions se combinent de façon plus complémentaire avec les réseaux sociaux, sans chercher à opposer les deux modèles de concertation. 

 

 

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Les Gilets Jaunes : une crise existentielle ?

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Christophe Assens voit dans le mouvement des Gilets jaunes un besoin plus profond d'existence et de reconnaissance face auquel nos dirigeants sont impuissants et qui ne peut être satisfait que par une remise en cause profonde de nos institutions démocratiques.

 


 

 

Christophe Assens est docteur en sciences de gestion et professeur à l'Université de Versailles saint-Quentin en Yvelines. Il a publié Réseaux sociaux, tous ego? Libre ou otage du regard des autres (De Boeck, 2016). 


Vos travaux portent sur la crise de confiance qui traverse notre époque, liée à la considération que portent les citoyens pour les institutions : comment analysez-vous, à ce titre, la crise des Gilets Jaunes ?

Christophe ASSENS.- Une partie des citoyens se sent exclue ou déconsidérée dans la société en raison du déclassement professionnel, de l'éloignement des métropoles, d'un accident de la vie ou de toute autre circonstance. Ce sont les «invisibles de la République»: toutes ces personnes ordinaires dont les institutions ne parviennent plus à satisfaire le besoin de reconnaissance sociale. Ils ont le sentiment que les élites politiques, médiatiques, économiques, les ont abandonnés et ne sont plus en mesure de décider à leur place, car ils ne partagent pas les mêmes préoccupations du quotidien! De ce constat, découle une crise de confiance sans précédent pour la démocratie représentative. Les citoyens se réfugient alors dans les réseaux sociaux, pour bricoler une démocratie directe à leur image, plutôt que de participer aux élections. Résultat, notre démocratie représentative est malade avec 1/3 des électeurs abstentionnistes et 1/3 des votes orientés pour les partis anti- système. La crise des Gilets jaunes apparaît ainsi comme une manifestation épidermique d'un malaise plus profond dans notre société, où le bien-être matériel ne peut pas constituer la seule réponse au besoin d'exister.

La crise des Gilets jaunes apparaît ainsi comme une manifestation épidermique d'un malaise plus profond dans notre société, où le bien-être matériel ne peut pas constituer la seule réponse au besoin d'exister.

Si les Gilets jaunes sont en quête d'un besoin de reconnaissance, a contrario, que fuient-ils?

Le besoin d'exister est difficile à assouvir dans notre société formatée et de plus en plus déshumanisée. 

En effet, la modernité est incarnée aujourd'hui par la formalisation de règles de plus en plus complexes, pour standardiser les comportements et pour formater la conscience collective, conférant davantage de pouvoir au décideur technocratique, au risque d'infantiliser le reste de la population. On a l'impression que l'on ne peut plus revenir en arrière, et que les leçons de l'histoire ne pourront jamais plus éclairer l'avenir. Ainsi, pour corriger les effets pervers d'une règle bureaucratique, il faut absolument superposer d'autres règles, au risque de rendre le mille-feuille administratif indigeste pour le commun des mortels, et de rendre la société ingouvernable par la même occasion. C'est ce qui se produit lorsqu'on appuie en même temps sur l'accélérateur des réformes, et sur le frein de la dérogation aux textes de loi supportant les réformes. La société s'enlise alors dans des débats sans fin sur la manière de mieux réglementer, lorsqu'il faudrait au contraire simplifier et supprimer des règles pour libérer les énergies. Par voie de conséquence, ce modèle de société est aliénant pour les citoyens, en créant toujours davantage de distance entre ceux qui savent et ceux qui font, entre ceux qui imposent les règles, et ceux qui les subissent. 

Paradoxalement, les réseaux sociaux entretiennent d'autres clivages, au lieu de dresser des ponts. Ils enferment ceux qui se ressemblent dans un déni de la réalité vis-à-vis du reste de la population, comme un préambule au syndrome communautariste, lorsqu'une minorité veut imposer à la majorité sa façon de vivre. Les réseaux sociaux aident en effet à rompre l'isolement et à trouver de nouveaux espaces de liberté, à condition de cultiver l'autocensure sous la pression du groupe. Le mouvement Gilet jaune fournit une illustration de ces difficultés à fédérer au delà du rond point, au-delà de la page Facebook, et à accepter sans violence la contradiction dans le débat d'idées, y compris au sein du mouvement.

Pensez-vous que le «Grand débat» permettra d'améliorer la situation? Une solution venue d' «en haut» peut-elle fonctionner?

Le «Grand débat» est une réponse du gouvernement au défi des réseaux sociaux. Cette réponse est d'ordre purement institutionnel. Il s'agit en quelque sorte de faire rentrer le «dentifrice de la contestation» dans le «tube de la Constitution»! Cela s'apparente à une injonction contradictoire comme l'évoquait Gregory Bateson, en cherchant à dominer par la volonté ce qui est de l'ordre du phénomène spontané! 

Avec le Grand débat, il s'agit en quelque sorte de faire rentrer le « dentifrice de la contestation » dans le « tube de la Constitution »

En effet, l'émergence du mouvement des Gilets Jaunes est fondée sur le rejet des élites, des médias, des élus, des corps intermédiaires, des leaders, des syndicats... Autrement dit, pour améliorer la situation, il ne s'agit pas de remettre la verticalité au centre du débat, mais d'imaginer d'autres mécanismes de concertation en reprenant les codes de l'autogestion: la polyvalence des rôles, l'égalité du pouvoir, la transparence de l'information, la cooptation des tiers de confiance pour l'animation, la recherche d'un consensus de proximité dans des petits groupes, etc. A défaut, le «Grand débat» ne modifie pas ce sentiment de décision venue «d'en haut», avec le recueil des doléances à tous les étages de la pyramide républicaine. Le risque est de capter surtout l'attention des électeurs favorables aux partis de gouvernement, mais d'oublier chemin faisant une grande partie des électeurs antisystème ou abstentionniste, alors que c'était le but recherché. 

Par ailleurs, le «Grand débat» ne peut pas constituer un évènement ponctuel pour répondre aux feux de l'actualité. Il faut inventer un dialogue plus constructif entre la démocratie représentative et la démocratie directe à laquelle aspire une partie des citoyens habitués aux échanges sans filtre dans les réseaux sociaux. Dès lors, il n'est plus possible de faire abstraction des médias sociaux sur Internet comme Twitter ou Facebook, pour écouter et faire évoluer les attentes citoyennes, ou pour relayer ces attentes dans les campagnes électorales. Les médias sociaux représentent aujourd'hui un baromètre en temps réel de l'opinion publique. En période de grand désarroi sur les questions fiscales, économiques, identitaires, ces médias sociaux sont capables de fédérer les mécontentements, dans ce nouveau temple de «l'utopie égalitaire» qu'est devenue l'Agora numérique! Tous les points de vue se valent, de l'expert au néophyte, au point de noyer la vérité dans un océan de contre-vérités. 

Quelle incidence pour nos dirigeants politiques?

Les dirigeants politiques ont pris conscience de ce danger depuis quelques années. C'est la raison pour laquelle ils communiquent fréquemment sur les réseaux sociaux, via Twitter par exemple, pour entretenir un lien direct avec les électeurs, pour faire émerger des idées de campagne, pour tester des projets de réforme, pour lever des fonds, pour répondre aux interrogations de l'opinion publique, etc. 

Le débat public et institutionnel doit rentrer dans la poche de chaque électeur.

Dans ces conditions, la popularité politique se gagne et se perd dans l'arène médiatique, et plus précisément dans la dictature de l'instant imposée par le rythme des médias sociaux! Dans cet exercice délicat, il faut éviter néanmoins de désacraliser le pouvoir institutionnel, sous peine de livrer en pâture notre pays au jeu d'influence des grandes puissances comme la Chine ou la Russie, lors des campagnes de piratage informatique orchestrées à grande échelle. Mais a contrario, il ne faut pas non plus ignorer la portée des réseaux sociaux pour innover, collaborer et débattre après avoir fait circuler les idées. 

Il semble donc nécessaire que la verticalité des institutions se combine de façon plus harmonieuse avec l'horizontalité des mouvements d'opinion. Plus précisément, le débat public et institutionnel doit rentrer dans la poche de chaque électeur, sur le petit écran des téléphones portables, pour retenir l'attention des nouvelles générations. La démocratie 2.0 est à inventer. À l'image d'une économie collaborative fédérée par des plateformes, les institutions de la République doivent devenir en quelque sorte les nouveaux «gardiens de la confiance» pour organiser la concertation et la coproduction d'idées entre des millions d'électeurs anonymes. 

N'y a-t-il donc pas un besoin d'émancipation à l'œuvre derrière la révolte des Gilets jaunes? 

Il existe presque autant de manières d'interpréter le mouvement des Gilets Jaunes qu'il y a de tentatives de récupération politique... Cela témoigne de l'absence de revendications claires parmi les Gilets Jaunes, car même si les réseaux sociaux sont capables de fédérer la coordination lors des rassemblements, ils sont inefficaces pour produire du consensus à grande échelle. Le lien social se crée à proximité des ronds points mais pas derrière un écran. Il ne s'agit donc pas d'une révolte populaire à l'image de mai 1968, mais d'un mouvement contestataire sans porte-parole, dont la dérive insurrectionnelle est à combattre. 

Il faut changer de modèle de société et sortir de la déresponsabilisation des citoyens qui confine à l'assistanat.

Sur le plan des idées, ne nous trompons pas de débat. Le besoin d'émancipation est réel pour une grande partie de la population, bien au-delà des Gilets jaunes. Pour l'atteindre, il ne s'agit pas de stigmatiser telle catégorie sociale contre une autre, ou d'ériger de nouvelles barrières réglementaires pour normaliser le quotidien. Il faut changer de modèle de société et sortir de la déresponsabilisation des citoyens qui confine à l'assistanat, où il est préférable de cultiver des rentes de situation plutôt que d'assumer le risque d'entreprendre! Dans cette mesure, il convient d'abandonner les postures idéologiques sur l'égalitarisme qui prive les citoyens de leur liberté, seule en mesure de bâtir une société plus fraternelle. Le rôle de l'État providence qui corrige sans cesse les inégalités du marché par la redistribution est dépassé, à partir du moment où les richesses sont davantage créées et partagées dans des réseaux. Le contrat de confiance doit dorénavant l'emporter sur la «prison de verre» bureaucratique, pour faire entrer la France dans le XXIe siècle! 

 


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«Stories» Instagram,«likes» Facebook : Internet est le nouveau miroir des vanités

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans Réseaux sociaux, tous ego ?Christophe Assens développe une analyse des réseaux sociaux au prisme des besoins humains. Il pense que notre usage quotidien de ces plateformes engendre des bouleversements anthropologiques insoupçonnés.

 

 


Chrisophe Assens est docteur en science de gestion et professeur à l'Université de Versailles. Il a publié Réseaux sociaux, tous ego? Libre ou otage du regard des autres (De Boeck, 2016). 


FIGAROVOX.- L'usage des réseaux sociaux est devenu une norme sociale aussi profondément établie que presque personne ne semble en mesure de la remettre en cause. D'où vient cet attrait pour les réseaux sociaux et les «likes»?

Christophe ASSENS.- Internet est le nouveau miroir des vanités. Par les réseaux sociaux joue ce vecteur de reflet dans le regard des autres d'une image idéalisée de soi: il s'agit de diffuser une image extrêmement favorable de soi et d'avoir un retour dessus. De tout temps il y eut un besoin d'exister pour les individus, c'est ce même besoin d'exister qui permet de comprendre les comportements humains. Mais avant l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux, ce besoin trouvait à s'incarner dans des cadres institutionnels formels et rigides avec le principe d'ascension sociale. On progressait dans les institutions en changeant de statut, et on valorisait de cette manière son regard social et l'image que les autres se faisaient de nous. Ce qui change avec internet tient à la dématérialisation et à la désintermédiation: nous n'avons plus besoin des institutions pour répondre à notre besoin d'exister. Tout le monde peut valoriser son identité à travers ce qu'il est usage d'appeler «personnal branding» (marketing personnel): chacun revendique le droit à valoriser don identité comme une marque personnelle. Il s'agit aussi d'«empowerment»: être partie prenante et acteur avant une institution qui décide à la place des autres.

Ces deux aspects définissent aujourd'hui les nouvelles normes sociales: valoriser l'ego d'un côté, la capacité d'agir et de participer aux décisions de l'autre. Le problème tient au fait que lorsqu'on veut valoriser l'identité et l'«empowerment», on se tourne vers internet et le virtuel qui pourtant relèvent de la communication et des réseaux: la quête de soi devient artificielle. Le capital social engrangé par des followers n'est pas constitué des amis proches. Paradoxalement, plus on a de followers, plus on peut se sentir isolé ; on confond la communication et la socialisation. Or la technologie n'a pas fait évoluer la socialisation: si on veut être socialisé, il faut recourir à des relations réelles et cultiver l'affectif, ce qui ne peut se faire à distance et par les smartphones. L'affection des autres se construit et n'est pas virtuelle ou artificielle, c'est là où le bât blesse. Tout le monde se réfugie sur internet pour trouver des réponses à son besoin d'exister, alors que ce besoin d'exister ne peut trouver de réponses qu'en dehors de la société virtuelle.

Nous perdons le sentiment d'appartenance à un collectif tout en cultivant la quête de soi dans un miroir aux vanités : les réseaux sociaux.

Il semble donc que les réseaux sociaux constituent un palliatif incapable de remplacer les relations sociales réelles: ne cherche-t-on pas à aussi à lutter contre la solitude inhérente à nos sociétés individualistes?

C'est exact, et c'est même très humain! Moins les gens ont de relations humaines et moins ils sont valorisés par leur travail, plus ils se sentent seuls ou délaissés et vont aller chercher des réponses à leur quête de soi sur internet. J'explique cela par la pyramide de Maslow, sociologue qui, après-guerre, définissait la hiérarchisation des besoins chez l'individu. Celle-ci répondait selon lui à des besoins primaires (se nourrir, se loger…) et à des besoins secondaires liés à la socialisation: on consomme des produits et services pour être identifiés à un groupe social. Ensuite viennent les besoins tertiaires: ceux qui relèvent de la quête de soi et de la psychologie. Je pense qu'avec l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux, on assiste à une inversion de la pyramide de Maslow: désormais ce sont les besoins tertiaires et psychologiques qui prônent sur la socialisation. C'est pourquoi, aujourd'hui, le besoin de l'usage l'emporte sur celui de la propriété. Ce qui est particulièrement éclairant quant à ce qui est à l'œuvre dans le registre économique: les entreprises sont confrontées à de nouveaux comportements consuméristes où les individus veulent être reconnus comme des consommateurs spécifiques dont il faut envisager le moi. 

On a sur internet une superposition d'ego qui ne conduit pas à un cadre collectif tel qu'on peut l'imaginer dans la société, avec des institutions classiques comme la famille, la religion, l'État ou l'entreprise. Lesquelles permettaient d'avoir davantage de considération et de conscience collective. Nous perdons le sentiment d'appartenance à un collectif tout en cultivant la quête de soi dans un miroir aux vanités: les réseaux sociaux. 

D'où la volonté de faire des réseaux sociaux sa propre vitrine de soi, notamment via des plateformes comme Instagram, relevant davantage de la photo et de l'image que les autres, ce qui semble en faire le réseau social par excellence…

Absolument, y compris le phénomène des «story», qui concurrence ce qui se fait sur Snapchat. Je crois qu'on a là affaire à un lieu où la mise en scène de l'ego est à l'œuvre. Un adage classique dit que «si c'est gratuit, c'est que c'est moi le produit»: ces «story» sont en effet très importantes pour les plateformes et leur business model. Pour les individus, elles agissent de la même façon qu'une promotion en tête de rayon d'un supermarché: on crée son propre produit d'appel pour donner envie aux utilisateurs d'aller voir les autres facettes de notre rayon. En d'autres termes: pour donner envie d'aller découvrir sur notre compte Instagram d'autres facettes de notre personnalité. On essaye alors de renouveler l'attrait de son profil avec une vitrine, une humeur du moment, en mettant en haut de la page d'accueil des autres utilisateurs quelque chose de très éphémère, avec une forme de surenchère de la désirabilité sociale. Ce qui permet aux autres de nous désirer et de s'identifier à nous. Et parfois même en se démarquant par l'humour. 

Quand on bascule la logique de l'image, il y a un grand risque de dépersonnalisation : la forme l'emportant progressivement sur le fond, les identités auront tendance à être lissées et uniformisées.

Comme vous le dites, dans ces codes de communication où l'on cherche à mettre en scène l'ego, c'est la culture de l'image qui l'emporte sur la culture de l'écrit. Quand on bascule dans cette logique, il y a un grand risque de dépersonnalisation: la forme l'emportant progressivement sur le fond, les identités auront tendance à être lissées, aseptisées, uniformisées. Ce qui laisse encourir un grand risque de perte de sens… La richesse d'une personne tient à ses défauts, à sa complexité, à ses imperfections, même à ses contradictions: c'est ce qui rend la personne belle et unique. Toutes ces facettes ne peuvent être abordées par l'image. Ainsi la limite de cette surenchère à l'image réside dans la perte de sens quant à la véritable personnalité de la personne qui publie sur Instagram.

Est-ce une question de générations? 

Les plateformes ont su exploiter les différentes caractéristiques des générations: les premières étaient portées sur l'écrit et les messages, puis on est passé à l'image, la photo, et maintenant à l'image animée et aux vidéos. Une certaine accélération de la forme de communication correspond aux transformations des mœurs et habitudes de génération en génération. Plus celles-ci rajeunissent, plus elles vont vers un format de publication éphémère et animé. Et c'est une question de survie pour les plateformes de s'y parfaire, pour parfaire aux désirs de leurs actionnaires.

Mais pour les utilisateurs, plus la forme s'accélère et prend le pas sur le fond, plus on a tendance à faire grandir la frustration continuellement en entrant dans des codes de communication formatés où il est en réalité impossible de parler de soi réellement et avec authenticité, où on est inhibés par des codes qui ne permettent pas de répondre au véritable besoin d'exister inhérent à notre condition.

Sans doute que demain les plateformes feront de la surenchère en s'éloignant davantage de l'écrit, avec une communication rapide et éphémère, toujours avec l'idée que les individus ont besoin de cultiver l'estime de soi. Mais plus l'information est courte, plus elle est superficielle. Donc la personnalité de chacun a tendance à se noyer dans la masse des publications postées sur les réseaux sociaux. Cette surenchère est très utile pour les entreprises qui mettent en scène leurs produits sur les réseaux sociaux comme Instagram pour cibler notamment les Millennials et entrer dans la poche du consommateur. 

Avec les réseaux sociaux le libéralisme devient la norme. Chacun revendique le droit à être son propre entrepreneur, ce qui est nouveau dans une notre société de tradition centraliste et étatique.

Avant nous consommions de manière verticale, en B2C (Business to consumer) avec agences de publicités et intermédiaires, aujourd'hui nous assistons à une horizontalisation du marketing par les consommateurs, en C2C (Consumer to consumer): les entreprises l'ont bien compris. Quitte à ce que cela s'opère au détriment des rapports humains réels et de la socialisation.

D'où, aussi, un bouleversement à long terme des rapports sociaux voire anthropologiques à cause de la conduite stéréotypée que les réseaux sociaux induise… 

Certes, mais il convient aussi de retenir des points positifs à ce conformisme des rapports sociaux. Cela peut amener les individus des jeunes générations à l'idée qu'il faut se prendre en main selon le versant positif d'une logique entrepreneuriale relative à l'esprit de l'époque. Laquelle est d'une certaine manière liée au phénomène d'internet. On peut s'attendre à ce titre à moins de dépendance des institutions et des phénomènes de rentes de la part de certains individus désirant y adhérer sans efforts. D'autre part, lorsqu'on est seul, on a plus tendance à collaborer, ce qui, de manière horizontale, peut amener à plus de partage de connaissance pour porter des projets.

Le revers de la médaille tient au risque d'avoir une société fragmentée avec des formes de communautarisme dans lesquelles il sera plus difficile d'identifier l'ascenseur social, son efficacité, son relais, et ses codes. Le capital social va être amené à avoir plus d'importance que le capital financier ou le patrimoine, de nouvelles fractures sociales vont apparaître avec ce fonctionnement dans lequel le réseau va devenir omnipotent: les réseaux influents et ayant accès à l'information domineront les autres. 

On a l'impression que la logique de la mise en réseaux et l'étalage de soi sur les réseaux sociaux sont caractéristiques de l'éthique libérale appliquée aux individus, par le bas. Est-ce à dire que chacun devient acteur de son propre libéralisme? 

Nous avons en effet affaire à une forme de libéralisme incarné aujourd'hui. À travers les réseaux sociaux, le libéralisme devient la norme. Chacun revendique le droit à être son propre entrepreneur, à mener son propre projet, ce qui est nouveau dans une société comme la France, de tradition centraliste et étatique. 

La voiture incarnait la liberté au XXe siècle. Au XXIe siècle c'est le téléphone portable.

Ces métamorphoses sont, selon moi, sources d'inquiétudes: un nouveau dogme de la transparence est en train d'être érigé par l'accession de tous sur une même plateforme où chacun surveille tout le monde. Or la transparence crée une prison de verre dans laquelle on enferme la pensée, la conscience, les idées. Ce qui donne lieu à une forme de mimétisme de bon aloi, et on retrouve une forme de politiquement correct qui empêche les acteurs de cultiver des relations de proximité saines. 

 

La voiture incarnait la liberté au XXe siècle. Au XXIe siècle c'est le téléphone portable. Avant la liberté consistait à pouvoir se transporter physiquement d'un point à un autre sur la planète. Aujourd'hui c'est de pouvoir transporter son image et ses idées d'un endroit à un autre du globe. Dans une forme de désintermédiation, un vent de liberté souffle sur la société, à moins que celle-ci emporte les autres principes inscrits au fronton de la République, et avec elle la société dans son ensemble.

interview TV 78


le business de l'education

tribune dans la revue administration & education

 

 

Pour répondre aux limites de la massification de l’enseignement public, l’incursion du secteur privé dans l’accompagnement scolaire devient un phénomène de plus en plus répandu. Est-ce que cette intrusion des entreprises privées préserve les missions du service public, sur l’égalité des chances, la continuité et la mutabilité de l’enseignement ? Cet article expose les enjeux historiques dans l’évolution de l’enseignement, en mettant en perspective la montée en puissance du secteur privé, renforcé par la transformation digitale comme un « nouveau phare d’Alexandrie », qui attire les jeunes générations d’élèves comme des papillons de nuit désorientés par la lumière artificielle des écrans d’ordinateur !                                                  

                                                                                                                                            http://www.afae.fr/wp-content/uploads/2017/06/Assens-Business-de-léduc-V7.pdf


la france est-elle réformable ?


LE BASSIN DE HOUDAN, VRAI CHAMPION DU PLEIN-EMPLOI OU MIRAGE STATISTIQUE ?

Interview pour l'Agence France Presse

 

 

Aux confins de l'Ile-de-France, la zone d'emploi de Houdan et les 28 communes qui la composent affichent le taux de chômage le plus bas de France: 4,7%. Si certains arguent d'une coopération fructueuse entre entreprises et pouvoirs publics, la statistique cache une réalité plus complexe.

Sur ce discret territoire niché entre Dreux et Versailles, en bordure de forêt de Rambouillet, s'étend une campagne préservée, à une heure de voiture de Paris. 

Ici, pas d'usine ou de zone commerciale tentaculaire défigurant le paysage. Le long de la RN12 se succèdent petites communes proprettes et gros bourgs cossus, prisés pour leur calme par des personnalités comme Charles Aznavour, Florent Pagny ou encore le milliardaire François Pinault, qui y ont élu domicile.

La zone, à l'origine agricole, semble aussi attirer les PME, notamment du tertiaire.

On n'est certes ici "pas dans la Silicon Valley, qui a une capacité d'attraction mondiale forte, mais on a tous les ingrédients d'un écosystème performant pour préserver l'emploi local", estime Christophe Assens, professeur à l'Institut supérieur de management de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Patrick Mitchell a été l'un des tout premiers entrepreneurs à s'installer à la périphérie de Houdan (3.000 habitants), sur ce qui n'était alors que des champs. Quinze ans plus tard, son entreprise de distribution de vis et fixations de haute précision compte plus d'une vingtaine de voisins.

"On a un maire (le député LR Jean-Marie Têtard) et une communauté de communes" qui facilitent l'installation des entreprises "avec des logements sociaux, des prix attractifs, ce qui fait qu'aujourd'hui la zone d'activités et la zone industrielle sont pratiquement remplies à ras bord", témoigne M. Mitchell.

- Tissu de PME -

La politique fiscale est aussi incitative. "Les entreprises qui sont venues s'installer ici ont quitté des zones où les taux (d'imposition) étaient voisins de 24, 25, 26% alors que nous, on est à 17%", abonde Jean-Jacques Mansat, président de la Communauté de communes du pays houdanais (CCPH).

Si l'opticien Krys est le plus gros pourvoyeur d'emplois sur la zone, avec plus de 500 salariés sur son site de Bazainville, le tissu économique local est surtout constitué de PME, aux activités souvent complémentaires, et de petits commerces - le nombre de grandes surfaces ayant été volontairement limité par les pouvoirs publics. 

Un écosystème local qui séduit, visiblement. "Ce tissu d'entreprises, il est majeur. Sans (cela), c'est compliqué de se développer, de faire confiance. Les gens, on les connaît, ils sont juste à côté, on va manger le midi ensemble...", explique Vincent Chouzenoux, qui chapeaute plusieurs bureaux d'études installés sur le territoire de la CCPH.

"Au lieu d'aller chercher des solutions ou des réponses en dehors du territoire", les employeurs, souvent fédérés en réseaux associatifs, vont "les chercher à l'intérieur", explique Christophe Assens. Cela est valable pour la recherche de main d'oeuvre comme pour les fournisseurs.

- "Ça ne leur saute pas aux yeux" - 

Les performances de cette zone d'emploi sont cependant à relativiser, estime Eric Tondu, maire de Maulette, commune limitrophe de Houdan. "Peut-être que le taux de chômage est faible, mais beaucoup de gens vont travailler à l'extérieur", à Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines ou Paris, tempère-t-il.

Mais ces résidents - plutôt CSP+ - "génèrent quand même de l'emploi localement: éducation, santé, commerces de proximité...", nuance Olivier Léon, chef du service Etudes de l'Insee.

Dans cette région exempte de grands ensembles urbains et de cités sensibles, une certaine forme de pauvreté subsiste toutefois, bien que peu visible. L'antenne des Restos du coeur de Houdan aide quelque "150 familles" -souvent rurales et/ou mono-parentales- chaque semaine. 

Et à Houdan même, "200 habitants sont au chômage", fait remarquer Philippe Seray, élu municipal d'opposition. "Eux, quand on leur dit qu'il y a le plein emploi, ça ne leur saute pas aux yeux!" Céline Agniel (AFP)

Liste des journaux, radios et tv qui ont repris la dépêche AFP de Céline Agniel sur leur site web. 

 

France et Dom-Tom

 

La Nouvelle République http://www.lanouvellerepublique.fr/

Leberry.fr

Boursorama.com : http://www.boursorama.com/

Yahoo.fr

Abcbourse.com http://www.abcbourse.com/

Le Mémorial de l’Isère http://memorialdelisere.fr/

Le Parisien http://www.leparisien.fr/

Maritima Info   http://www.maritima.info/

La Provence

Le Courrier de l’Ouest

Presse Océan

Paris Normandie

Le Maine Libre

Nordnet.fr

Nordlittoral.fr

Nord Éclair

La dépêche

Le Courrier cauchois

Guadeloupe France Antilles

Clicanoo, le journal de l’Île de la Réunion

Ipréunion.com

Corsematin.com

Franceguyane.fr

Le quotidien de la Réunion et de l’Océan Indien  Lequotidien.re

Tendanceouest.com

LaMontagne.fr

Leveil.fr

larepubliquedespyrenees.fr

larep.com

 

 

Liste des journaux, radios et tv qui ont repris la dépêche AFP de Céline Agniel sur leur site web. 

 

France et Dom-Tom

 

Ouest France

Lyonne.fr

Lamanchelibre.fr

Tendance Ouest  

TendanceOuest.com

24matins.fr

BourseDirect.fr

NotreTemps.com

la-croix.com

tv5.org

planet.fr

NouvelObs.com

linebourse.fr

Liberation.fr

LePetitJournal.com

Linternaute.com

Lexpress.fr

Challenges.fr

Handicapzero.org

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Luxembourg

 

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Belgique

 

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